Le Sergent Recruteur est un restaurant gastronomique de l’île Saint Louis
(Paris). Le chef -Antonin Bonnet- a un parcours qui donne envie d’aller voir de
quoi il est capable : Michel Bras, Beaumanière (double étoilé des Baux) puis
The Greenhouse (étoilé plutôt trendy de Londres).
J’aurais tellement aimé titrer “Sergent Recruteur, ça file droit”. Mais en
fait, ça ne file pas droit, Bonnet nous fait partir dans tous les sens mais avec une extrême
maîtrise : un coup dans le sud de la France, un autre au Japon, vous êtes
trimballé là où le chef Antonin Bonnet a décidé de vous balader. On en redemande. D’ailleurs,
le lieu -ouvert depuis un peu plus d’un an- a pas mal fait parler de lui : encensé
par la critique lors de son ouverture, il a décroché une première étoile au
Michelin en mars dernier. Je verrais bien une deuxième arriver dans les
prochaines années tant l’adresse respecte les codes de la réussite parisienne :
un lieu extrêmement agréable (Antonin Bonnet a dû ramener cela de Londres), une
cuisine moderne, précise et inventive et une équipe de haut niveau.
Albion est une adresse parisienne tenue par des Anglais et
un Néo-zélandais. Oui, des anglais… Avant que vous ne détaliez à toute vitesse
de ce post, je vous le dis tout de suite : pas de petits pois, pas de sauce
bizarre, pas de poisson pané, pas de pinte de bière rousse et pas de serveur
chauve et rougeaud. Non, Albion est une vraie adresse bistronomique, qui mérite
sa place sur ce blog.
P.S. En 2012 : Albion, Abri (resto star de 2012), Big Fernand… Que se passe-t-il dans cette rue du Faubourg Poissonnière ?
Helen, le restaurant de poisson revient, pour de vrai
Helen est une adresse de poissons haut de gamme récemment ouverte à Paris (avril 2012). Quand vous avez moins de 65 ans et/ou n’êtes pas un touriste à Paris -vous n’allez donc pas dans les brasseries- cela devient de plus en plus compliqué de trouver de bonnes adresses de poisson à Paris. Je ne parle même pas d’adresses abordables, car selon moi cela n’existe plus (poisson frais = cher).
Que vous reste-t-il? Rech de Ducasse dans le 17e (attention on vous attend avec un fusil)? l’Ecailler du Bistrot dans le 11e (un peu loin pour certains d’entre nous)?
Cette nouvelle adresse fait son apparition dans ce paysage: Helen se positionne sur le ségment haut de gamme. A priori (j’ai beaucoup d’à priori, cela m’aide à survivre dans ce méandre de restos à Paris), une restaurant à poissons parmi d’autres, les prix en plus. Vous allez vite comprendre que ce n’est pas le cas. Car chez Helen, le chef, Sébastien Carmona Porto, est un ancien de chez Le Duc (de même que Franck Barrier, en salle), que les produits sont sublimes et que les assiettes claquent quand elles arrivent sous votre nez !
Le 39V est une adresse semi-gastronomique de l’ambitieux chef Frédéric Vardon (il vient d’en ouvrir une autre à Opéra et un resto éphémère à Courchevel pour l’hiver). Le terme « semi-gastronomique » n’a pas pour objectif de minimiser les efforts et la créativité de Frédéric Vardon (ancien de chez Alain Ducasse) au 39V mais de résumer ce style ni trop gastronomique, ni trop bistrot: bien que le 39V soit étoilé depuis peu (Michelin 2012), qu’il soit installé dans un lieu extrêmement ambitieux (voir ci-dessous « L’ambiance »), sa cuisine n’en reste pas moins un mix de bistrot parisien (vous pouvez manger du tartare coupé au couteau voire même une salade césar) et de restaurant gastronomique.
Le Chemise (quel drôle de nom…) est une nouvelle adresse du quartier de République. L’ambition du Chemise est de proposer « une cuisine de chef à prix sages ». Ok, beaucoup de chefs veulent ça, mais celui-ci bénéficie d’un parcours honorable (Lenôtre, Goupil, Tour d’Argent…) et propose à sa carte des produits plutôt nobles (Saint-Jacques, gambas, filet de bar…).
C’est donc avec beaucoup d’attente, surtout après avoir lu deux billets très positifs d’affilés chez des confrères blogueurs (les délices de Vanessa et John Talbott) que je me rends au Chemise (je n’arrive pas à me faire à ce nom).
Les Jalles : le combo cocktail-brasserie chic qui détonne
Les Jalles est une brasserie chic du quartier d’Opéra, ouverte il y a 3 semaines par Magalie Marian et Delphine Alcover, les propriétaires du bistrot Volnay. J’y suis allé quelques jours après que François Simon l’ait chroniquée dans le Figaroscope : la salle était bondée grâce à lui, quelle puissance ! Dans ce cas –et sans vouloir suspecter François Simon- je me pose toujours la question : copinage ou réelle bonne adresse ? Tentative de réponse !
La Régalade St Honoré : dur de faire mieux pour 35€
Deux ans environs que Bruno Doucet –chef de la Régalade St Honoré- a ouvert cette adresse en plein cœur de Paris. Il m’aura fallu du temps pour la chroniquer – j’y étais pourtant allé à l’ouverture – un peu comme si je souhaitais garder cette adresse pour moi. Je peux le lâcher maintenant : difficile de faire mieux que la Régalade St Honoré pour le même prix!
Avant de rentrer dans le vif du sujet, deux anecdotes sur La Régalade St Honoré : -Bruno Doucet avait repris il y a 8 ans maintenant à Yves Candeborde (un des papes de la bistronomie parisienne) la Régalade dans le 14e. Le succès fut au rendez-vous et la Régalade est toujours un des plus célèbres bistrots parisiens. -La Régalade Saint Honoré est située à la place du premier restaurant à la carte de l’histoire ouvert en 1766.
Le Coq Rico est la dernière adresse d’Antoine Westermann (Ex 3 étoiles à Strasbourg, Drouant dans le 2ème , Mon vieil Ami dans le 4ème) en plein cœur de Montmartre : bistrot chic en face du Moulin de la Galette spécialisé dans la volaille haut de gamme.
Hé bien même avant de l’avoir testé, je trouvais déjà que le Coq Rico avait le mérite de réponde aux envies des clients de participer à une « Expérience ». Je constate depuis plusieurs mois ce besoin de sortir du simple « si on allait tester le nouveau bistrot-gastro qui vient d’ouvrir » pour aller vers des concepts : « le hamburger hype dont tout le monde parle », « le camion qui se déplace dans paris avec ses burgers», « le bar à Gyozas », « le resto uniquement avec des plats pour deux », « le resto où on mange dans le noir » (non, non, pas celui-ci, ça fait longtemps qu’il existe et il n’a pas d’intérêt)… hé bien maintenant, vous avez « le bistrot chic à volailles ».
Savez-vous que les restaurants anglo-saxons ont quelque chose de mieux que les nôtres (si si, je vous assure)? L’ambiance et la décoration. Savez-vous ce qu’ils ont de moins ? la nourriture (facile). Un récent voyage à Montreal m’a laissé penser que les chefs avaient dû apprendre la cuisine par correspondance (ce qui n’est pas réellement faux, la plupart semblent avoir fait leurs classes non pas chez Ducasse ou Gagnaire mais dans un resto 3 rues plus loin).
Chez Saturne, c’est un peu le bon de l’Amérique (surement une des salles les plus sympa de Paris) avec un peu moins de ses mauvais côtés. Je vous laisse vous faire une idée (le "un peu moins" peut vous faire fuire).
Quoi qu'il en soit, l'endroit a beaucoup de succès, beaucoup de critiques ont aimé. Le Fooding aussi.
L’Alivi me faisait les yeux doux depuis quelques années. C’est finalement une invitation pour un « diner blogueurs » qui m’a décidée (merci Fabien). Tester un restaurant corse, c’est pour moi partir -presque- dans l’inconnu : je ne connais pas très bien cette cuisine et ai été en général déçu lors d’expériences passées.
Donc direction le cœur de Paris (derrière le BHV) pour m’assurer que l’Alivi tient bien ses promesses !